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Nouvelle-Zélande, le mystique Doubtful Sound

Niché au cœur du Fiordland National Park, région isolée et inhabitée, le Doubtful Sound, le plus grand et le plus mystique fjord de Nouvelle-Zélande a tout de photogénique. Découverte…

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la région du Fiordland isolée et sauvage, permet de ressentir la force de la nature. Une échappée vers Doubtful Sound commence à Manapouri (à 170 km de Queenstown et à 20 km de Te Anau). Doubtful Sound est le deuxième plus grand fjord des 14 que comprend le parc national du Fiordland (Dusky Sound étant le plus grand). Moins connu que le proche Milford Sound, Doubtful Sound est aussi appelé le « son du silence »… Ce gigantesque fjord avec ses 420 mètres de profondeur se mérite.

Traverser le lac de Manapouri…

Selon la légende maorie, Doubtful Sound fut créé par un personnage divin (atua) qui arriva en brandissant une hache magique et en prononçant des incantations. Tu-Te-Raki-Whanoa avait pour but de façonner de longs bras de mer sinueux qui pourraient servir de refuge en cas de tempête. Plus sérieusement, comme tout fjord, il est issu d’une vallée formée par un glacier avançant de la montagne à la mer puis envahie par la mer depuis la retraite de la glace. Pour rejoindre, le sauvage Doubtful Sound, il est nécessaire de traverser le lac de Manapouri au départ de Te Anau. La traversée du lac bordé de montagnes… donne déjà un avant goût du spectacle qui attend les voyageurs.

Après une heure de navigation, les passagers débarquent à West Arm, à deux pas d’une centrale électrique, qui fournit à elle seule 15% des besoins en électricité de la Nouvelle-Zélande. Il n’y a rien d’autre que cette centrale et la nature aux alentours. Si nous pouvons visiter le fjord assez facilement, c’est grâce à la présence de la centrale, qui a facilitée la construction d’une route longue de 22km. Autrefois, on pouvait accéder au fjord qu’en empruntant le « Old Doubtful Track ». Un jour et demi de marche était nécessaire !

Embarquer à Deep Cove…

Un bus attend les visiteurs pour gagner Deep Cove. Il traverse un petit bout des Alpes du sud en passant par le « Wilmot Pass ». Là, un arrêt photo permet d’immortaliser la vue imprenable sur le fjord. La grisaille ambiante fait partie du décor. Ce phénomène lui confère tout son charme et son atmosphère si particulière… La nature est incroyable ici, c’est un coin très humide où il pleut près 200 jours par an ! Le guide lance : « le nom Doubtful fut donné par l’explorateur James Cook. À mesure qu’il s’enfonçait dans le fjord, il se sentait rempli de doutes (doubtful en anglais) et se demandait s’il pourrait refaire le chemin en sens inverse… ».

En détail, à l’origine, Doubtful Sound fut baptisée ‘Doubtfull Harbour’ par le capitaine Cook lorsqu’il y passa à bord du navire de la Royal Navy, Endeavour, lors de son premier tour de Nouvelle-Zélande en 1770. Le capitaine Cook naviguait le long de l’entrée de Doubtful Sound se demandant s’il y avait assez de vent pour manœuvrer son bateau dans ces canaux étroits. On raconte que des scientifiques présents à bord voulaient débarquer, mais Cook pensait que cela ne valait pas la peine. En réalité, le Cook passait seulement devant l’entrée du fjord. Un peu plus tard, un navire Espagnol, commandé par Alessandro Malaspina, explora pour la première fois les abords extérieurs de Doubtful Sound. Comme Cook, Malaspina hésitait également à naviguer dans le bras de mer. Il envoyait une chaloupe sous la direction de l’ingénieur hydrographe Don Felipe Bauza. Ils mettaient pied à terre à l’extrémité Est de l’île de Bauza, – à Marcaciones Point- , où une plaque commémore l’événement.

La brume se dissipe…

A Deep Cove, la brume matinale se dissipe pour laisser place à un ciel d’un bleu éclatant, quelle chance. Les visiteurs embarquent à bord de l’élégant navire de la compagnie Real Journey… Le naturaliste du bord précise : « le Doubtful Sound à la particularité d’avoir deux couches d’eau distinctes : de l’eau de rivière en surface et de l’eau de mer en profondeur et ces deux couches ne se mélangent pas ». On se sent tout petit entouré par les gigantesques montagnes bordant le fjord. Doubtful Sound abrite une colonie d’environ 60 grands dauphins… alors les passagers ouvrent les yeux pour tenter de les observer. Soudain, à la proue du navire un banc de cétacés à l’humeur joueuse, se met à surfer sur les vagues. Quel show ! La petite croisière gagne progressivement le débouché sur la mer de Tasmanie. Près de l’embouchure, le niveau de l’eau est relativement peu profond (90 m) et les eaux de Doubtful Sound sont soumises aux marées mais le marnage n’est que modéré, généralement compris entre 2,50 m et 3 m. On passe à proximité des îlots de Nee qui protègent le fjord des fortes tempêtes, là une grande colonie d’otaries à fourrure a élu domicile sur les grands rochers polis par les vagues. Le capitaine stoppe le moteur du bateau pour  faire « écouter le silence », avant de filer vers les grandes cascades et de rejoindre Deep Cove. Pas de doute, l’exploration de Doubful Sound reste à tout jamais gravée dans les mémoires de voyageurs tellement l’endroit est vraiment sublime !

A savoir :

L’opérateur Real Journey organise des excursions à la journée d’une durée de 7 à 8h. La croisière sur le fjord dure environ 3h30 aller/retour. La compagnie propose également une croisière d’une nuit permettant de profiter plus amplement de l’atmosphère du Doubtful Sound et de faire du kayak. Adresse : Waiau St, Pearl Harbour, Manapouri 9643, Nouvelle-Zélande, tél. +64 800 656 501. Site web : www.realjourneys.co.nz

Pratique :

Formalités : Un passeport valide au moins 3 mois après votre date de départ, un visa de tourisme est délivré automatiquement si le séjour n’excède pas plus de 3 mois. Lors de votre arrivée en Nouvelle-Zélande, vous devez être en mesure de pouvoir justifier un minimum de 1000 $NZ par mois de séjour et par personne. Devises : Dollar Néo-zélandais (NZD). 1 NZD équivaut à environ 0.60 Euro. Langue : Anglais et Maori. Décalage horaire : 10 heures de décalage en plus par rapport à la France en hiver et 12 heures en été. Quand partir ? La Nouvelle-Zélande bénéficie d’un climat semi-tropical dans le Nord avec des températures douces (13 °C à 23 °C en moyenne) mais elle est soumise aux vents de l’Antarctique dans le sud avec d’importantes pluies sur l’ouest. Période recommandée de novembre à avril.

Pour en savoir plus :

Contacter le voyagiste Nouvelle Zélande à la carte, spécialiste des voyages sur mesure, des séjours, des circuits et des autotours en Nouvelle-Zélande, tél. + 33 (0)1 53 68 90 77 ou 0825 822 295. Agences à Nantes, Genève, Paris, Marseille et Lyon. Site web : www.nouvelle-zelande-a-la-carte.com

(Photos : E. Scotto, D. Krauskopf ).

 

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