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A bord du Norwegian Star, l’Alaska grandeur nature

Au cœur de l’été, profitez de l’exubérance de la nature et de la pleine lumière pour sillonner l’Alaska en bateau, le dernier territoire sauvage d’Amérique du Nord. Découverte…

17h, Seattle, Etat de Washington, l’imposant paquebot ” Norwegian Star ” largue les amarres en douceur et s’éloigne peu à peu du quai tandis que les grattes ciels prennent leur vraie dimension et relief. Sur les ponts extérieurs, la piste de jogging est déjà utilisée par les plus sportifs, d’autres allongés sur les transats qui bordent le solarium profitent de la piscine ou se prélassent dans les bains bouillonnants avec un verre à la main.

Une vie festive…

Tout est fait pour être détendu à bord. Chacun prend ses repères dans sa confortable et spacieuse cabine ou suite. Sur le pont piscine, c’est l’heure de la fête, un orchestre met à l’aise les croisiéristes. En circulant dans les aménagements somptueux des 14 ponts, on ne ressent nullement la crainte d’aucune promiscuité forcée ou dérangeante. Le gigantesque atrium et son puits de lumière est le cœur du navire, un pianiste joue de douces mélodies, le comptoir des hôtesses, le bar et les boutiques sont très fréquentés. Pour la plupart des passagers, cet atrium où les ascenseurs panoramiques se donnent en spectacle, est lieu de rendez-vous par excellence. Il s’y passe toujours quelque chose… En flânant sur les ponts de ce géant des mers, on repère le spa soigneusement décoré qui invite à la “zen attitude”. Le centre de fitness reçoit ses premiers aficionados. L’internet café, le pub irlandais plus vrai que nature et l’incontournable casino se remplissent. Le grand théâtre digne des plus belles salles affiche déjà complet pour le premier show de la soirée. L’espace ludique et aquatique réservé aux enfants s’anime. Plus haut, on trouve un terrain de basket, à l’aplomb de la cheminée du navire qui fait la joie des adolescents.

Après quelques heures de navigation, la nuit tombe, le paquebot longe l’île de Vancouver. On se sent vraiment bien à bord de ce navire de la compagnie Norwegian Cruise Line, une compagnie fondée en 1966 par l’armateur norvégien Knut Kloster, qui au début des années 1980 remit en service l’ancien s/s France sous le nom de s/s Norway. Le Norwegian Star symbolise à merveille l’esprit de la flotte NCL qui depuis l’an 2000 avec l’introduction de l’innovant ” Concept Freestyle ” se veut décontracté avec un code vestimentaire très souple et une atmosphère à la fois luxueuse et familiale. La gastronomie à bord n’est pas un vain mot. Pas moins de 12 restaurants proposent une cuisine aux accents différents : française au Versailles ou au Bistro, japonaise au Soho, italienne à la Trattoria, américaine au plus confidentiel Cagney’s Steakhouse…Oui, ce bateau permet à chacun de composer en toute liberté son programme. Rien n’est imposé tout n’est que suggéré à travers le Journal de bord quotidien.

En route pour l’Alaska…

La première étape est très longue pour rejoindre l’Alaska plus de 800 miles nautiques. Nous naviguons au milieu des îles du fameux Passage intérieur. Ce chenal naturel, à l’abri du Pacifique sinue entre des centaines d’îles et fjords, mesure 860 km de long et compte 70 grands glaciers entre les 55e et 61e parallèles. Il était autrefois emprunté et utilisé par les kayaks des Indiens. Il révèle toujours toute la splendeur éclatante d’une faune et d’une flore unique.

En effet, l’Alaska souvent nommé la dernière frontière, avec ses étendues immenses de nature primitive, est probablement le plus bel état des États-Unis. Le nom lui-même est basé sur le mot Inuit signifiant “grandes terres” qui ne fait que commencer à décrire ses côtes presque illimitées, ses innombrables voies navigables et ses grandes chaînes de montagnes couvertes de neige.

Juneau, l’escale “capitale”…

Après deux jours de navigation, notre paquebot atterrit, selon le terme consacré en langage maritime, à Juneau, la minuscule capitale de l’Alaska, (31 000 habitants) la seule capitale d’un État américain à ne pas être reliée par le réseau routier. Le seul moyen de s’y rendre, c’est par avion ou bateau. Découverte par des prospecteurs, la ville baptisée en hommage au mineur Joseph Juneau, est véritablement créée en 1881. Après l’époque des chercheurs d’or, de grandes mines souterraines sont creusées au début du XXe siècle, qui restent en exploitation jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. On peut encore en découvrir les vestiges à Douglas Island, reliée à Juneau par un pont. L’impressionnant téléphérique qui conduit au mont Roberts, propriété des indiens Tlinlight, domine le canal de Gastineau, où les navires de croisières comme le nôtre sont amarrés le temps de l’escale. La grande majorité des passagers profite de l’excursion organisée vers la curiosité locale : le glacier Mendenhall, une pure merveille.

Sur les traces des chercheurs d’or…

Le lendemain, le Norwegian Star après une fort belle navigation dans un large fjord touche Skagway, fondée aussi par les chercheurs d’or. Elle compte seulement 550 habitants en hiver mais en période estivale, elle vit au rythme des paquebots qui arrivent chaque jour. Du pont du navire, on remarque des trains tout juste sortis du “far west” composés d’anciens wagons en bois tirés par de vieilles locomotives diesel ou à vapeur. Le temps de prendre son petit déjeuner au restaurant buffet où croissants, omelettes aux pommes de terre, pains perdus, fruits, laitages… sont servis. Il faut débarquer.

Il fait frais ce matin, un léger brouillard enveloppe les hauteurs de la ville. Chacun prend place à bord du “White Pass & Yukon” un train à voie étroite dont les wagons sont chauffés par un poêle à charbon placé au centre de chaque voiture. Embarquer à bord de ce train historique pour une excursion dans les impressionnantes montagnes entourant Skagway, c’est certainement s’offrir l’un des plus panoramiques voyage ferroviaire au monde. La ligne a été construite par les premiers chercheurs d’or dès 1898 dans cette région de Klondike. Au bout d’un petit quart d’heure, notre train s’ébranle et nous partons à l’assaut du fameux Klondike via le “White-Pass”. Le convoi bringuebalant pénètre dans une épaisse forêt de sapins et prend vite de l’altitude. Il longe une vallée au fond de laquelle circule un torrent et à certains endroits du ravin, on peut distinguer de vielles carcasses de locomotives à vapeur et de wagons restés là depuis les accidents datant de l’époque de la ruée vers l’or. A gauche un vieux pont en bois surgit et le train monte toujours et siffle en traversant les abîmes formées par des gorges profondes pour mieux signaler qu’il est bien là. Il est agréable de stationner sur les plateformes entre les voitures pour humer l’air des montagnes du Yukon. Sur la plateforme, il y a juste un petite chaîne pour éviter de tomber sur la voie et le fameux frein de secours. Par chance, plus nous prenons d’altitude, plus le ciel se dégage et l’on finit par se retrouver en plein soleil sur un haut plateau tout juste recouvert d’une végétation microscopique. Il vaut se rappeler que nous sommes en Alaska où la couverture neigeuse est présente durant au moins 8 mois sur 12.

Glacier Bay, un site grandiose…

Après ce périple en train et la découverte de Skagway qui est un haut lieu touristique de la région, le temps est venu de se relaxer accoudé au bastingage du Norwegian Star en admirant le soleil se coucher. Lentement dans une nuit très claire à cette époque de l’année, le paquebot se dirige vers le Parc national de Glacier Bay. Tôt le matin, nous atteignons cette Réserve de la biosphère de 13 355 km2 classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Un véritable royaume de fjords parsemés d’icebergs et qui regorge d’oiseaux et de mammifères marins comme la baleines à bosse ou l’otarie Steller. Le parc est colonisé par des grizzlys, mouflons de Dall et des caribous. Le paquebot glisse vers le glacier Hubbard, on commence à voir se dessiner sa langue qui tombe dans l’océan. Le front du glacier est immense tant en hauteur (au moins 80 mètres de haut) qu’en largeur, la grande majorité des passagers occupent les ponts extérieurs pour ne rien manquer du grandiose spectacle. Notre paquebot semble bien modeste devant ce monument blanc et bleuté de glace. Les amateurs de nature à l’état sauvage sont comblés. Les paysages environnants vous coupent le souffle. Outre les glaciers, les lacs et montagnes, il faut compter avec la présence des élans, et des ours si vous avez la chance de les distinguer depuis les ponts. Le bateau passera une bonne partie de la journée à sillonner les fjords pour le plus grand bonheur de tous.

Ketchikan et Misty Fiord…

Autoproclamée capitale mondiale du saumon, on peut suivre toute la journée à Ketchikan le ballet incessant des hydravions décollant pour le Misty Fiord National Monument. La ville s’étend le long d’un long chenal. A quai, en cette saison, ce sont pas moins de quatre bateaux de croisière venus de Vancouver ou de Seattle qui débarquent leurs passagers. Beaucoup se dirigent vers le parc de totems de Saxman et vers les ruelles de Creek Street, l’ancien quartier chaud où régnaient naguère les trafiquants d’alcool et de drogue. Mais, en faisant escale dans cette ville, on réalise que l’Alaska compte un nombre incroyable d’hydravions et de “bush pilots”. Les petits avions sont prêts à vous amener presque n’importe où, et notamment sur Misty Fiord. Optez pour cette excursion, qui certes est assez coûteuse et pendant près de 1 heure 30 de vol, que vous soyez photographe, amateur de nature intacte, vous tomberez amoureux de cet immense parc. Le pilote tente presque de vous faire toucher la montagne d’un coup d’aile, il survole les multiples îlots qui peuplent les fjords. Soudain, il pose en toute délicatesse l’appareil sur un lac pour mieux vous faire apprécier la quiétude du site. On touche alors des endroits magiques qui semblaient inaccessibles vu d’en haut. Et quelle symphonie de couleurs se dégage dans le vert des résineux qui se mêlent au bleu turquoise de l’eau. Ce survol relève du rêve éveillé. De retour au cœur de la trépidante vie de Ketchikan, vous aimerez au détour des bâtiments et des rues l’héritage culturel esquimau et savourer la cuisine locale réputée pour ses fruits de mer et son saumon.

En milieu d’après-midi, le Norwegian Star quitte discrètement le port et reprend sa route vers le sud. Dans 48h, l’aventure s’achèvera là où elle à débutée… à Seattle Alors pour profitez de la navigation et de ces heures en mer, on retrouve le sens d’une autre fête, celle des animations, des shows, des conférences, des discothèques ou on pratique quelques-unes des multiples activités sportives proposées sur le navire. Outre la beauté des paysages traversés en Alaska, le Norwegian Star est une destination à lui seul.

Un peu d’histoire…

Plus grand État des États-Unis, l’Alaska couvre une superficie de 1 530 700 km². Il est peuplé de 627 000 habitants environ. Cette région, que l’on appelait au XIXe siècle l’Amérique russe, tire son nom d’une longue presqu’île, au nord ouest du continent américain, à environ 1000 km au sud du détroit de Bering, et qui se lie, vers le sud, aux îles Aléoutiennes. L’Alaska fut l’une des rares colonies russes d’Amérique, rachetée par les États-Unis en 1867 pour la somme de 7,2 millions de dollars. Au début du XIXe siècle, elle a été exploitée par des trappeurs russes qui ont massacré les indigènes et chassé les loutres. L’arrivée des européens apporta les épidémies de variole, de rougeole et de grippe qui décimèrent la population autochtone. La région fut d’abord le département de l’Alaska (sous la juridiction de l’armée jusqu’en 1877, du Trésor jusqu’en 1879 et de la Marine jusqu’en 1884). En cette fin du XIXe siècle, les chercheurs d’or tentèrent par milliers leur chance et y laissèrent parfois leur vie. En 1884, l’Alaska fut organisé en tant que District de l’Alaska jusqu’au 24 août 1912, où il devint le Territoire de l’Alaska.

Ce territoire entra dans l’Union en tant que 49e État le 3 janvier 1959. La seule voie de chemin de fer qui relie la côte à Fairbanks au centre de l’État a été construite par l’État fédéral entre 1915 et 1923. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, l’Alaska devint une position stratégique dans la guerre froide qui opposait les États-Unis à l’URSS. Vers 1975, la découverte de champs pétrolifères entraîna un afflux massif de travailleurs. Aujourd’hui, l’Alaska attire les touristes à la belle saison, venus admirer les ours et les fjords.

Pour en savoir plus :

Consulter pour votre croisière en Alaska ou sur d’autres destinations, Norwegian Cruises Lines, site web : www.ncl.com

Texte : D.Krauskopf – (photos : Offices de Tourisme de Juneau, Ketchikan , NCL et E.Scotto)

 

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