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De Louxor à Assouan, voyage au cœur de l’Egypte millénaire

Embarquez à bord de la Dahabiya Rois et filez tout en douceur sur le Nil pour une rencontre inoubliable de la mythique et envoûtante Egypte. Découverte…

De bon matin, alors que les premiers rayons de soleil caressent nos visages, Louxor et ses environs nous attendent… en réalité une inépuisable source de trésors renversants de beauté.

Trois grandes aires de visites…

On se laisse vite impressionner par les pépites que sont Louxor et son temple, le temple de Karnak et les vallées des nécropoles. On imagine les efforts gigantesques accomplis par les égyptiens pour tenter d’accéder à l’éternité… L’ensemble du temple de Karnak distant de deux kilomètres au nord du temple de Louxor se trouve Ipet-Isout, ce qui signifie le plus parfait des endroits. Ainsi fut nommé ce site du temple de Karnak par les anciens Egyptiens. Ce vaste complexe de temples en ruines s’étend sur environ 1,5 km de long et 0,8 km de large. Trois enceintes trapézoïdales majeures y sont regroupées : celle d’Amon, de Montou et de Mout. Ces vestiges couvrent une période qui s’étend de la XII dynastie (1991-1783 avant JC) à l’époque gréco-romaine.

L’enceinte d’Amon se situe au centre de Karnak. Elle est la seule accessible au public. Elle renferme le grand temple d’Amon, un certain nombre de temples plus petits, des oratoires et un étang sacré. La partie la plus majestueuse du temple d’Amon est la salle hypostyle dont la toiture n’existe plus de nos jours. Elle était supportée par 134 colonnes papyriformes qui, pour la plupart, ont gardées leur décor. Les visiteurs se dirigent ensuite vers le fameux temple de Louxor.

Depuis des temps pharaoniques, Louxor est un haut lieu de culte. Les nombreuses religions successives y ont laissé les traces de l’importance qu’elles accordaient à cet endroit. Le temple, tel que nous le voyons aujourd’hui, fut construit sur l’emplacement d’un sanctuaire encore plus ancien, mais l’intérieur fut édifié, en grande partie, par le pharaon Aménophis III et l’extérieur par Ramsès II. Plusieurs autres pharaons renommés, dont Toutankhamon, Horemheb et Alexandre le Grand, le complétèrent. On ne pas passer à côté du pylône, un portail gigantesque de 24 mètres de haut et de 65 mètres de large, construit par Ramsès II. Il était initialement orné de six statues à sa gloire. Deux obélisques se trouvaient de chaque côté du pylône ; Champollion les avait reçu tout deux en cadeau par le sultan Mohammed-Ali. Un seul est arrivé à Paris en 1836, au bout d’une année de transport… et se dresse depuis sur la place de la Concorde.

En 1980, la France a définitivement renoncé au second qui se trouve, encore en bonne place, sur la gauche du pylône. Puis vient un petit tour au Temple Médinet Habou, temple funéraire de Ramsès III, où l’esprit et le génie militaire dominent. C’était un des édifices des plus célèbres de la Thèbes antiques. Certains bas-reliefs ont une importance artistique et historique majeure. Sur le premier pylône on observe le pharaon frappant des prisonniers étrangers pour symboliser son triomphe. Sur le second pylône, le pharaon présente des captifs à Amon et à Mout. A l’extérieur du temple on distingue les représentations des guerres contre les Libyens, les Asiatiques et les Peuples de la mer.

Vallée des Rois, colosses de Memnon…

Non loin, on découvre la Vallée des Rois, lieu de sépulcre d’un grand nombre de pharaons du Nouvel Empire… une immersion dans les rites funéraires de cette époque… C’est une vallée naturelle, d’aspect désertique, dont le relief a été habillement exploité pour y aménager les sépulcres des pharaons de la 18e à la 20e dynastie. Jusqu’à aujourd’hui 58 tombes ont été découvertes dans cette vallée écrasée par le soleil. Trois d’entre elles reflètent un bon aperçu de la variété des styles et des conceptions funéraires d’alors : les tombes de Toutmosis III, de Tausert/Setnaktht et celle de Ramsès I. Puis vient Le Temple funéraire de la Reine Hatshepsout, à Deir El Bahari, et son panorama grandiose…

Une remarquable oeuvre architecturale en terrasses, partiellement creusée dans la roche. Voilà un bel exemple, pour l’époque, d’intégration harmonieuse d’une construction humaine dans un paysage imposant. Pendant 15 ans, Hatshepsout aux visions futuriste et révolutionnaires y a travaillé étroitement avec son architecte Senenmouth. Grâce aux représentations des grandes œuvres qu’elle a accomplies au cours de son règne et qu’elle a fait graver sur les murs de son temple, nous avons là la seule visualisation de la vie d’un village africain il y a 2500 ans. On comprend également l’importance des expéditions qu’elle a entreprise avec 5 vaisseaux dans la terre de Pount, que nous supposons être la Somalie actuelle. Puis notre attention est attirée par les Colosses de Memnon.

La vue de deux statues colossales représentant Amenhotep III (1390-1352 avant JC) en position assise symbolise les derniers vestiges du gigantesque “Temple des Millions d’Années” d’Amenhotep III, qui était le plus grand de tous les temples de son genre jamais construit. Ces colosses, de plus de 17 mètres, ont la particularité d’être gravé dans du quartzite, un matériau particulièrement dur ; un défit que les anciens Egyptiens ont surmonté de manière magistrale.

De curiosités en… curiosités…

Retour sur notre dahabiya à la silhouette élégante. L’équipage nous réserve un accueil chaleureux et convivial après deux jours d’intenses visites. Nous voguons avec plaisir sur le Nil à bord de la belle dahabiya Rois puis à une cinquantaine de kilomètres en aval de Louxor nous passons l’écluse d’Efna. Une vraie curiosité. Puis direction El-Kab, l’ancienne Nékheb, une ville dédiée à la déesse Nekhbet… El-Kab témoigne du culte voué par les anciens à la déesse Nékhbet.

Elle est considérée comme une divinité primordiale, mère du soleil et déesse de la création du monde. Elle occupe donc une place à part dans le ciel divin de l’Egypte. D’immenses murailles de briques de 550 m de coté ceinturent encore le site, malheureusement fort ruiné maintenant. A l’extérieur, au bout de la plaine et à flanc de collines se trouvent plusieurs tombes à visiter. Celle de Paheri retient particulièrement l’attention. Cette tombe d’un préfet de Nekheb a été repérée lors d’une expédition en 1799 et on disait d’elle qu’elle est comme un livre ouvert que les anciens Egyptiens nous avaient laissés. Les principales scènes de leur vie quotidienne sont représentées. Après un court trajet en bateau, et les passagers arrivent aux portes du temple d’Edfou, un visite incontournable.

Ce grand temple était dédié au dieu Horus, un des plus grands et des plus anciens dieux du panthéon égyptien. En dimensions, il est le plus important après celui de Karnak. Par bonheur, sa situation en surplomb de la large vallée du Nil, à l’abri des crues, lui a value un état de conservation exceptionnel. On le qualifie souvent de modèle parfait du temple égyptien. Sa construction débuta autour de 237 avant JC et ses agrandissements se poursuivirent sans cesse jusqu’en 57 avant J.-C. Pour les égyptologues, il s’agit d’une source inestimable de renseignements sur la religion égyptienne et le pouvoir du clergé. En effet de nombreuses représentations murales décrivent divers rituels et cérémonies ainsi que des unions divines.

L’intérieur du temple se caractérise par l’utilisation habile du jeu de la lumière et des ombres. Les salles se succèdent, éclairées par des ouvertures placées soit dans le toit, soit entre les colonnes ou en haut dans les angles. Tout cela pour nous amener de la lumière vers les pénombres mystérieuses du sanctuaire et là, seul l’axe de celui-ci reste encore éclairé, participant ainsi à une mise en scène saisissante de son fameux naos en granit rose de 4 mètres de hauteur. Aujourd’hui, Edfou est aussi reconnu pour son spectacle son et lumière d’une grande beauté artistique, voire initiatique aux mystères du temple. A ne manquer sous aucun prétexte… Une pause s’offre à nous pour apprécier l’ambiance à bord de la Dahabiya Rois et le spectacle permanent des rives du Nil. Puis le moment vient de faire escale à Gebel Sil Silla. Frontière naturelle, où, sur les rives du Nil, le grès remplace le calcaire jusqu’au Soudan central.

Depuis les temps les plus reculés, les pierres extraites ici étaient considérées sacrées et servaient à la construction des temples égyptiens. Les collines sont comme découpées au couteau et on imagine les “sandales” chargées d’énormes blocs de grès redescendre le Nil pour alimenter les chantiers en cours. Les anciens Egyptiens y célébraient le culte du Nil. A cette fin, des sanctuaires, des chapelles et des stèles ont été creusées dans la roche et certains hauts fonctionnaires y ont fait aménager des tombes faisant fonction de résidences secondaires pour agrémenter leurs voyages dans l’au-delà.

Navigation vers Assouan…

Retour à la navigation sur le Nil puis vient Kom Ombo, un temple double dédié au dieu Sobek et a Horus l’Ancien. Un temple unique dans sa conception double, dédié à deux triades divines. De magnifiques bas-reliefs représentent Sobek, le dieu crocodile, avec sa parèdre Hathor et son fils Khonsou, une des triades des plus fameuses de l’histoire religieuse du pays. La partie noble du temple, celle du sud, leur était consacrée. Dans l’autre partie, celle du Nord logeait Horus l’Ancien, avec son épouse et sœur divine ainsi que son fils. Malgré la contrainte d’honorer deux triades en un seul lieu, le plan traditionnel (pylônes, cour, salle hypostyle, salle d’offrande, sanctuaire) fut conservé, mais en dédoublant rigoureusement tous les espaces. Retour à bord de la dahabiya Rois en soirée. C’est encore une fois tôt le matin que le guide invite les passagers à débarquer. Une seule raison à cela : apprécier dans les meilleures conditions possibles la qualité des sites, avant de croiser trop de touristes. C’est aussi là, un autre point fort de cette croisière sur le Nil.

Philaé et Assouan…

Le légendaire temple de Philaé, auréolé de charme romantique… s’offre à nous. Après la construction du haut barrage d’Assouan, ce temple dédié à la déesse Isis, fut sauvé d’une inondation totale, grâce à la mobilisation internationale. Situé initialement sur l’île de Philaé, il a été démonté pierre par pierre pour être remonté à l’identique sur l’île d’Agilkia. Cette île, qui s’élève 20 m plus haut que sa voisine, a été entièrement remodelée à l’identique pour préserver tout le charme de ce lieu de pèlerinage millénaire. La ville d’Assouan, est très proche, on la surnomme la porte d’entrée de la Nubie.

Cette cité posée sur la rive droite du Nil bénéficie d’un climat exceptionnel. Elle fut un lieu privilégié d’un grand nombre de personnages célèbres. Le tourisme aujourd’hui est son activité principale. De nombreuses croisières partent d’ici, soit sur le Nil soit sur le Lac Nasser. Depuis 1997, on visite le Musée de la Nubie. Les expositions y présentent nombre de vestiges sauvés de l’engloutissement par les eaux du Lac Nasser à la suite de la construction du Haut Barrage. Sa rive gauche garde un aspect sauvage. Elle est seulement accessible en felouque ou en dahabiya et… regorge de lieux d’amarrages de toute beauté à l’image de la fascinante histoire du pays.

Les Voyages du Pharaon… entrez dans la légende de l’Orient

Outre le circuit alliant bonheur et charme à bord de la felouque d’apparat Dahabiya sur le Nil, Les Voyages du Pharaon sont, non seulement des spécialistes de l’Egypte, mais conçoivent des circuits touristiques de qualité accessibles à tous les budgets. Le voyagiste privilégie un encadrement par des équipes professionnelles et passionnées des cultures et civilisations. Le catalogue des Voyages du Pharaon propose un vaste choix de voyages à la carte, des hôtels réputés, des programmes “Découverte”, des hébergements en villas… des escapades en petits groupes également sur la Libye, la Jordanie, la Syrie, l’Ouzbékistan, le Maroc, Oman, Dubaï, l’Arménie… Possibilité d’organisation de circuits personnalisés. Demander le catalogue au + 33 (0) 1 43 29 36 36. Site web : www.voyages-pharaon.com

Pour en savoir plus : 

Consulter Les Voyages de Pharaon, 20, rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris, tél. + 33 (0) 1 43 29 36 36. Site web : www.voyages-pharaon.com

(Texte : W.Riegler, photos R.Scotto).

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