A Saint-Malo, Le Grand Hôtel de Courtoisville, après un vaste chantier de réhabilitation, s’est métamorphosé avec brio. L’établissement compte 63 chambres dont sept suites, un restaurant gastronomique, un bar, un spa et une vaste piscine. Découverte…

Racheté en juin 2021 par le groupe rennais Beautiful Life Hôtels, le Grand Hôtel de Courtoisville après trois ans de travaux, – 20 millions d’euros – offre désormais d’excellentes prestations Erigé en 1906, l’établissement célèbre aussi ses 120 ans en renouant avec son histoire tout en adoptant les codes d’un luxe contemporain, sobre et chaleureux.

L’adresse se dévoile autour de 63 chambres et suites, d’un restaurant bistronomique – Le 1906, d’un bar signature – Le Baccara, d’un spa d’exception, d’une piscine intérieure et de salles de séminaire modulables.

Tout en majesté…

On le comprend, le Grand Hôtel de Courtoisville a traversé le siècle en cultivant une identité balnéaire familiale venue compléter le faste curiste du Grand Hôtel des Thermes. Racheté par Gérard Jiquel, cofondateur de Samsic et fondateur de BLH (Beautiful Life Hotels) en 2018, et sa fille Aurélie Durand, l’établissement a rouvert en décembre 2025. Situé à deux pas de la plage du Sillon, il impressionne par sa majesté. Positionné en 4 étoiles, ce fleuron hôtelier du quartier de Paramé s’affirme comme une adresse familiale haut de gamme. La verrière inspirée d’Eiffel donne le ton dès l’entrée : u sol, les mosaïques forment une rosace centrale qui évoque un jeton de casino.

Le restaurant Le 1906…
L’établissement abrite un restaurant bistronomique de 80 couverts, baptisé – Le 1906. Son décor fait la part belle aux années 1930, en ressuscitant les codes de la Belle Époque et l’univers du jeu, en hommage au casino de Paramé jadis voisin. Son chef Antoine Pelé s’attache à une cuisine d’instinct. Le parcours d’Antoine Pelé s’inscrit dans une trajectoire solide, façonnée par les grandes maisons et une exigence constante. Formé dans une école hôtelière en Bretagne, il a fait ses armes à Paris dans des restaurants doublement étoilés, notamment au Meurice et au Scribe aux côtés du chef Yannick Alléno, ainsi qu’auprès de Gérard Besson.

Avec ces derniers, il a appris la précision du geste, la rigueur des cuissons et le sens du détail qui caractérisent la haute gastronomie. De retour en Bretagne, il a construit progressivement son identité culinaire. Chef puis gérant de son propre établissement à Combourg pendant plusieurs années, il a su affiner une cuisine plus personnelle, ancrée dans le produit et le territoire. Il a poursuivi à Saint-Malo, notamment comme second au restaurant Ar Iniz, avant de prendre les rênes des cuisines du Chateaubriand.

Aujourd’hui, au 1906, Antoine Pelé s’exprime avec évidence. Ici, il ne cherche pas à impressionner mais il cherche à toucher, à raconter un territoire, une saison ou une émotion. La carte est volontairement courte comme pour mieux laisser parler le produit. Dès les entrées, le ton est donné : Saint-Jacques fumées, céleri rave et poire, relevées d’un gel citron ; Foie gras maison accompagné de betteraves confites et de coing ; Maquereau grillé à la flamme, travaillé avec le panais et la pomme… une touche iodée vient créer l’émotion. Puis viennent les plats, comme une traversée entre terre et mer : Saint-Jacques juste grillées, relevées d’un citron brûlé ; Lieu jaune rôti, accompagné d’un millefeuille de pomme de terre iodé et d’un beurre au wakamé ou encore un filet de bœuf au poivre, plus terrien, mais tout aussi précis. bref, une cuisine au rythme des marées !
Pour en savoir plus :
Hôtel de Courtoisville****9, rue Michelet, 35400 Saint-Malo, tél + 33 (0)2 99 40 83 83. Site web : www.hotel-saint-malo-courtoisville.com/
(Photos : Christophe Le Potier).