Castelbrac, un bijou hôtelier sur la Côte d’Emeraude

le 09/05/2016

Cap sur Dinard, eldorado chic de l’élite internationale et sur la renaissance de l’exceptionnelle Villa Castelbrac, ancienne station marine de recherche -sous l’impulsion du commandant Charcot- devenue un hôtel de luxe. Découverte…



On ne peut pas manquer, la Villa Bric-à-Brac à l'architecture tarabiscotée posée à flanc de colline entre l’avenue George V et la promenade du Clair de Lune de Dinard... Initialement vigie de la villa Sainte-Catherine, propriété de la Famille Faber puis de Lord Robert Hamilton, elle a été transformée en 1935 en musée de la mer, laboratoire et aquarium à l'initiative du Commandant Charcot. L’aquarium ferme en 1992, puis finit par être mis en vente quelques années plus tard. Yann Bucaille, un enfant du pays et entrepreneur humaniste, acquiert alors l’originelle villa Bric à Brac pour la transformer en un hôtel pas tout à fait comme les autres... Il confie alors la direction de l'établissement à Dominick Adrian, un expert en hôtellerie qui suivra les travaux dans les moindres détails avant d'orchestrer le lieu de mains de maître.


Un refuge de l'âme…



Au cours des travaux, Yann Bucaille retrouve par hasard l’entrée initiale de la villa. Soucieux de respecter l’histoire du lieu, il fait modifier les plans pour en faire la nouvelle entrée. Aujourd’hui, on arrive à l’accueil après avoir descendu une volée de marches où d’emblée le ton est donné : une grande pièce au plafond en bois d’origine ouvre sur la mer par une large baie. En guise de réception, on trouve un bureau Circa aux formes atypiques des années 50 sur un parquet point de Hongrie, des assises Thonet et Charlotte Perriand, des luminaires Greta Grossman et Eileen Gray et des miroirs de Jacques Adnet.

Pas de doute, Le Castelbrac incarne avec brio l’authenticité d'une époque révolue et modernité. Sa construction en espaliers face à la mer offre des vues incomparables à travers ses 172 fenêtres. Les 25 chambres réparties dans les nombreuses ailes de l'hôtel empruntent leurs noms aux lieux emblématiques de la côte d'Emeraude.



Les chambres se parent toutes d'une décoration raffinée qui fait référence aux années folles. Les motifs géométriques des tissus et tapisseries et les superbes mosaïques façon Odorico contrastent avec d'imposantes photographies contemporaines. Des produits d'accueil Thémaé et accessoires high-tech tels stations d'accueil iHome et toilettes Toto ajoutent au confort des chambres.

On doit  la décoration de l'établissement à Sandra Benhamou. Elle a conçu les chambres comme des « cocons intimes et chaleureux où l’usage de matériaux nobles et précieux, la présence de lignes contemporaines fluides et douces, concourent à créer une ambiance luxueuse et lumineuse. On plonge dans l’esprit glamour, chic et intemporel des années 30.

Sur les murs, Sandra Benhamou a choisi une gamme chromatique aux couleurs gris pale. Sur ce fond assez épuré, la décoratrice est intervenue par petites touches pour créer des atmosphères subtiles dont le moindre détail est soigné. Aux fenêtres des textiles chatoyants, au sol un parquet finement veiné de blanc qui rappelle les villas en bord de mer. Le noyer des tables et des chevets, le laiton des luminaires et des miroirs, le velours des fauteuils réchauffent les lignes noires et graphiques déjà évoquées.



Les têtes de lit habillées de cuir façon galuchat ont été dessinées par Sandra Benhamou dans l’esprit Art Déco. Les spacieux dressings en bois clair aux motifs poisson créent une atmosphère joyeuse en harmonie avec les parquets. Les couleurs des chambres se prolongent sur les terrasses avec un mobilier de chez Drucker mêlant les couleurs noir, laiton, brique et mastic. Dans les salles de bain, l’usage du Terrazzo, du marbre Striato et des mosaïques de zelliges bleu, blanc et jaune safran se rencontrent pour créer des lignes graphiques intéressantes. Résultat, au sein des 25 chambres, il fait bon vivre, chacune disposant d’une vue sur la mer, y compris les suites familiales.

Un restaurant en hommage à Charcot…



L’hôtel Castelbrac, c’est aussi un restaurant gastronomique le « Pourquoi-pas ? » Aménagé dans une grande salle ouverte sur la baie du Prieuré, là où le commandant Charcot lui-même arpentait en rêvant à ses futures expéditions sur son « Pourquoi-pas ? ».

La salle est coiffée d’une superbe charpente ouvragée d’origine à laquelle répondent les tables d’hôte de chez Zanotta, les fauteuils Thonet, les chaises des frères Bouroullec et un buffet en chêne et en laiton.

La table du « Pourquoi-Pas ? » propose une cuisine à base de poissons et fruits de mer ainsi qu'une variété de produits issus des productions locales, concoctée par le chef Julien Hennote.  Julien a fait ses armes aux côtés de chefs étoilés au Mas Candille à Mougins, au Mas des Herbes Blanches dans le Lubéron… et à l’hôtel Royal à Deauville. Sa philosophie de la cuisine rejoint celle de l’esprit des lieux de Castelbrac qu’il résume par un mot : « la simplicité ».



Du restaurant au bar-lounge, l'esprit Art Déco rivalise de détails précieux : colonnes de mosaïques, boiseries, velours, tables basses façon écailles, lampes en feuilles d'or, hublots se côtoient pour former un écrin de douceur au-dessus de la mer. La vue s'apprécie aussi du couloir de nage, du jardin des simples accrochés à la falaise ou encore de la promenade du Clair de Lune qui passe sous l'hôtel.

Le bar « L’aquarium », le salon de lecture…



Le Castelbrac fait revivre, à sa manière, le petit aquarium du Muséum -ouvert au public entre 1934 et 1992- Il possédait un charme indéfinissable des lieux à la Jules Verne. La superbe porte d’entrée années 30 aux motifs de poissons a été restaurée. A l’intérieur, la décoratrice a recréé la douce pénombre de l’ancien aquarium trouée par la luminosité des hublots ouverts sur l’océan. Elle s’est inspirée du monde marin dans l’esprit « années folles » en utilisant des motifs de poissons, d’écailles et de vagues aux couleurs océanes, d’or et d’argent.



Ne manquez pas le salon de lecture, situé à l’étage inférieur. La grande pièce prolongée d’une grande terrasse avec vue sur la mer, est le coeur cosy de Castelbrac. On peut s’y installer pour lire, regarder la mer…Une bibliothèque en bois sombre, des fauteuils en velours vieux rose et safran, des poufs et des banquettes recouverts de tissu Le Manach à motif d’écaille et des rideaux aux motifs de palmiers contribuent à créer « une atmosphère propice à la sérénité, à la détente et à la conversation ». La terrasse en surplomb de la mer et de la promenade du clair de lune accueille un restaurant.

Pour les soins du corps et de l’esprit, Castelbrac met à la disposition de ses hôtes, une Suite Spa by Thémaé proposant des massages à base de thé, un centre de fitness et un solarium.


Le Fou de Bassan, pour découvrir les îles…


Si vous aimez naviguer… ça tombe bien… Castelbrac est le seul hôtel de la région à posséder un bateau et à proposer à ses hôtes des balades en mer. Elégant et puissant, le bateau en bois de 13 mètres, de style Vaporetto italien adapté à la Bretagne, a été entièrement construit à la main par un des plus anciens chantiers navals français, Dubourdieux. Le Fou de Bassan peut se poser directement sur les plages des îles de la baie ou même appareiller pour Chausey ou les îles Anglo-normandes. Son capitaine propose également des balades guidées à la découverte de magnifiques sites côtiers entre le Cap Fréhel et le Mont-Saint-Michel ; un petit-déjeuner au lever du soleil, un pique-nique en famille sur l’une des plages voisines ou une simple escale à Saint-Malo.

Si vous préférez vous offrir quelques brasses, pas de problème, rendez-vous dans le couloir de nage extérieur de l’hôtel (chauffé à 29°C)… un bon moyen de profiter du paysage tout en admirant les jolies villas dinardaises. Plus qu’un hôtel le Castelbrac, c’est un lieu de mémoire et de ressourcement exceptionnel !


Pour en savoir plus :


Hôtel Castelbrac *****17 Avenue George V - 35800 Dinard, tél. + 33 (0)2 99 80 30 00. Site web : www.castelbrac.com

Reportage réalisé avec le concours du Comité Départemental de Tourisme de Haute Bretagne : www.bretagne35.com

(Photos : Hôtel Castelbrac et D.Krauskopf).


À lire aussi