Dublin, capitale trépidante de la République d’Irlande

le 02/09/2014

Le cœur de la ville bat pour le héros d' "Ulysse", de James Joyce. Dans ses pas, on découvre une ville passionnante et musicale où les pubs sont nombreux et la Guinness toujours mousseuse. Découverte...





Par Emmanuel Gabey,


Les villes se découvrent le mieux avec les pieds. Alors pourquoi ne pas arpenter la capitale de la République d'Irlande en compagnie d'un guide spécialiste de James Joyce, le grand écrivain adulé par les irlandais. Certes, d'autres ont eu aussi leur part de lauriers : Beckett, le poète Yeats, Bernard Shaw, Jonathan Swift (Gulliver). Et Dublin a été consacrée ville mondiale de la littérature.





Mais c'est Joyce et son célèbre "Ulysse" (700 pages que peu de gens ont, en vérité, lu jusqu'au bout) qui est révéré. Le "pitch" de ce livre, comme l'on dit aujourd'hui, est bref : le 16 juin 1904, Léopold Bloom se promène durant une journée dans la ville et raconte par le menu ses faits et gestes. Aujourd'hui, ce jour de l'année est presque aussi fêté que le 17 mars, fête de la Saint-Patrick, patron des Irlandais. C'est dire !


Une pharmacie très particulière...

Les Dublinois se retrouvent si bien dans ce récit qu'ils sont une poignée à participer à la promenade-découverte organisée presque quotidiennement par le James Joyce Center sur les différents lieux évoqués dans l'ouvrage. Et, ils sont quelques-uns aussi à se rendre chaque jour à 13 h à la Sweny's Pharmacy, place Lincoln, non loin du Davy Byrne's pub où l'écrivain avait ses habitudes, pour lire en public quelques pages de l'auteur adoré.

Derrière le comptoir, P.J - initiales signifiant Patrick Joseph - Murphy, look de dandy comme Joyce, cheveux blancs en panache et nœud pap rouge, est un professeur de français qui tient bénévolement cette "pharmacie". Pour payer le loyer et entretenir la mémoire de Joyce, il vend en réalité tout un bric à brac d'objets et de livres, et notamment le célèbre Sweny' soap, un savon au citron qu'avait aussi acheté Léopold Bloom dans l'ouvrage… Pour le voyageur de passage, participer quelques instants à ce moment de communion avec l'écrivain et lire avec les Dublinois quelques pages de Joyce est une expérience étonnante.


Champs Elysées dublinois...






Dublin, c'est aussi une petite capitale musicale, terre du groupe U2-, branchée, cosmopolite, romantique, relax, et très cultivée. Citons simplement la National Gallery et l'Irish Museum of Modern Art. A Trinity Collège, la grande université de la ville, il faut aller admirer, gloire de la ville, le Book of Kells, magnifique manuscrit enluminé vieux de plus de douze siècles. Et, au hasard de la balade, il n'est pas rare de découvrir de belles maison à deux étages de la période géorgienne avec des portes aux couleurs vives, voire flashy.

L'O'Connell Street, les Champs -Elysées de Dublin, bordée de boutiques et de restaurants mérite une petite halte. C'est là qu'est situé la vénérable Grande Poste de la ville - point Km 0 du pays. Juste en face se dresse depuis peu l'Aiguille, une fine tige en alu de quelque 25 mètres dont l'intérêt esthétique est plutôt contestée par les habitants. Tout près de là, on découvrira la statue d'un dandy décontracté, le chapeau en haut du front, une main dans la poche, l'autre serrant sa canne : James Joyce encore !


Et un verre de Guiness, bien sûr...

Pour se détendre, on peut emprunter le "Half penny bridge", petit pont métallique peint en blanc, le plus ancien de la ville, qui doit son nom au péage qui avait cours à sa construction. Il permet de déboucher directement dans le petit quartier de Temple Bar aux ruelles pavées est tout indiqué.





Avec ses pubs où l'on mange typiquement irish, le bock de bière toujours rempli, au rythme endiablé de petits groupes de musiciens jouant des morceaux traditionnels, ce sont de bons moments de dépaysement. On y croise des Dublinois pur sucre dont on ne dira jamais assez la gentillesse et la convivialité.

Si vous en avez plein les pattes, le tour "Hop On Hop Off" permet pour le prix d'un pass* de monter et descendre à volonté d'un bus vert aux 24 arrêts qui sont autant de moments forts. Il faut se garder un peu de temps pour la célébrissime Guinness Storehouse qui raconte les différentes étapes pour créer ce fameux breuvage et qui se termine évidemment par une dégustation gratuite de la bière noire dans le bar panoramique qui domine toute la ville.
Autre option légèrement alcoolisée : s'arrêter à Smithfield, siège de l'Old Jameson distillery où la visite commentée s'achève par une dégustation comparée de whiskey, l'autre gloire du pays.


Pratique

Formalités :

carte nationale d'identité ou passeport en cours de validité.

Monnaie :

Zone euro pour la République,

Heure :

une heure en moins en Irlande toute l'année.

Climat :

 changeant... prévoir vêtement imperméabilisé et lunettes de soleil. Température entre 10° et 15° environ,

Prises électriques :

 220 volts - prises à 3 fiches plates (prévoir un adaptateur).

Guides :

 Irlande, Guide du Routard ; Evasion Irlande, (Hachette) Irlande du Petit Futé ;Irlande, Guide Vert Michelin. Pour une meilleure compréhension économico-politique , Irlande, de Maurice Goldring et Cliona Ni Riordain (Ed. La Découverte).

*www.dublinsightseeing.ie


Pour en savoir plus


Office du Tourisme Irlandais, tél. + 33 (0)1 70 20 00 20. Site web : www.irlande-tourisme.fr

(Photos : E.Gabey).

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