Le paquebot Renaissance renoue avec la tradition de la croisière à la française

le 03/07/2023

Clément Mousset et Cédric Rivoire-Perrochat, tous deux mordus de transatlantiques, amoureux du paquebot « France » et biberonnés à la qualité des croisières « Paquet » concrétisent leur rêve d’un art de vivre à la française lors de croisières au long cours à bord de leur tout nouveau paquebot nommé Renaissance. Découverte…



Par Martine Delaloye



La croisière, c’est un voyage…


Clément Mousset et Cédric Rivoire-Perrochat, sont deux amis passionnés de mer et de ces paquebots mythiques comme le Normandie ou le France qui voient le jour dans les chantiers navals de Saint-Nazaire où est né Clément. Cédric, originaire de Grenoble, n’est pas en reste d’horizons lointains que promettent ces bateaux qui font escale dans le sud de la France. Pour avoir longtemps évolués chez les grands croisiéristes, ils ont forgé au cours des années - Clément a 47 ans, Cédric 49 ans - leur conviction qu’il existe un désir de voyage en mer authentique, loin des gigantesques parcs d’attractions flottants que sont les nouveaux géants des mers. Ils sont enthousiastes, persévérants et créent en 2023 CFC, la Compagnie Française de Croisières.



Renaissance est un beau bateau…


Après de longs mois de travaux de rénovation dans les chantiers navals de Brest et une dizaine de millions d’euros dépensés, le Maasdam » qui affiche au compteur 29 années de bons et loyaux services, s’est refait une beauté et une santé et connaît une nouvelle jeunesse. Sous son nouveau nom de baptême de Renaissance et pavillon français, le voilà fin prêt à mettre le cap sur des destinations inédites comme l’Algérie ou encore sur l’Ecosse, Edimbourg, les fjords nordiques lors de la croisière inaugurale dès la fin juin 2023. Pour autant, sa programmation promet d’aborder dès 2024, l’Afrique de l’Ouest, le Cap Vert et les îles Fortunées pour un très long périple de 32 nuits et des escales au Sénégal, Maroc, Gambie, îles Canaries et Madère. Ou au choix pour une période plus courte. Et bien d’autres destinations… Le mot d’ordre de CFC, ne jamais proposer la même croisière.



Qu’il est beau ce bateau aux lignes effilées, à la cheminée tricolore affichant haut les couleurs d’un paquebot à la française, qui n’est pas sans rappeler les cheminées du France. De taille modeste, à dimension conviviale, il a tout d’un grand. Il ne lui manque rien, ni le casino flamboyant, les machines à sous, roulettes, blackjacks rutilants, ni une salle de spectacle « Belle-Epoque » aux allures art-déco où se produit une troupe dynamique et talentueuse de performeurs, chanteurs, danseurs au répertoire exclusivement en français.



Ni même de beaux salons douillets et confortables, la bibliothèque aux 6 000 ouvrages, une mine pour les amateurs de récits maritimes, un endroit magique lors des croisières au long cours. Ou encore, le piano bar et la vinothèque où règne le sommelier, les bars très accueillants, sans oublier la discothèque qui prend ses quartiers de nuit dans le salon panoramique et fait vibrer les soirées.



Les ponts recouverts de teck évoquent celles du film Mort sur le Nil et toute l’élégance de ces lieux où se laisser caresser par les vents, deux piscines, un centre de fitness, un spa, tout est là pour le bien-être des voyageurs maritimes.



Un art de vivre à la française en mer...


Il n’y a rien d’ostentatoire, de clinquant. La décoration affiche élégance, bon goût et sobriété. Des couleurs douces, du bois, de belles matières. Une belle rénovation dans l’air du temps qui ne le prive pas de ce supplément d’âme d’un paquebot à l’ancienne. Les cabines, 629 au total, spacieuses - pour les plus petites de 16 m2 dont 140 cabines sont dotées de grand balcon, un vrai bonheur pour apprécier du lever au coucher du soleil, la mer et ses couleurs et humeurs changeantes. Le luxe est au rendez-vous des 29 suites dont certaines offrent une vue panoramique.



La qualité premium et un équipage 100 % francophone, une exigence des fondateurs...


Ce n’est pas la foule à bord. 1 100 passagers, juste ce qu’il faut pour vivre en toute convivialité. On parle français, c’est la règle. Des cours de français sont même organisés pour le personnel ne maîtrisant pas la langue de Molière. La monnaie est l’euro. Les membres d’équipage sont au nombre de 560, ce qui représente un ratio de 1,9 passager, alors que la moyenne est couramment de 3,2. Autant dire que le passager est particulièrement choyé !



La gastronomie, c’est le fer de lance du Renaissance. Là aussi, la cuisine française est mise à l’honneur. Le Chef Antony Mauboussin, qui a fait ses classes auprès de prestigieuses compagnies de croisières, réinterprète les plats des grandes transatlantiques, un hommage aux cuisines du Normandie ou du France. Le Grand Vatel, ce magnifique restaurant sur deux étages où sont soigneusement dressées de belles tables, est le temple de la bonne chère à bord et un lieu convivial où œuvre un personnel aux petits soins. Les amateurs de bonnes viandes se retrouvent au Louchébem alors que les spécialités asiatiques sont servies au Saïgon. Le must reste la Table du Chef, le restaurant gastronomique. Bien sûr, il faudra prévoir quelques suppléments dans certains de ces restaurants. Le restaurant-buffet Belle-île, est le lieu des repas pris en toute liberté et offrant un large choix.



Côté tarifs : Le prix moyen à bord est de 220 €/ jour et par personne. Bien sûr, c’est un tarif indicatif, susceptible de varier selon la saison et le type de cabine. Le plus, aucun frais supplémentaires, généralement nommés frais de séjour ou frais de service, ne viennent alourdir la note et il n’est pas demandé de supplément pour les cabines single. Quant au pourboire, il est laissé à l’appréciation des passagers.



CFC s’engage aussi sur la responsabilité environnementale

Renaissance est équipé d’un système de lavage des gaz d’échappement. « Nous allons le perfectionner en mettant en place un circuit fermé. Les résidus seront déchargés dans les ports capables de les retraiter ». Il est aussi doté d’un système de branchement à quai, déjà exigé dans certains ports, et obligatoire dans quelques années à Toulon, Marseille, et Le Havre. La navigation dite douce est appliquée, à vitesse moyenne inférieure à 14 nœuds alors que sa vitesse théorique du bateau est de 22 nœuds. D’autres améliorations sont en préparation, la suppression des plastiques à usage unique, le recyclage des eaux, la gestion des stocks alimentaires afin d’éviter les gaspillages…

Départs de croisières : de Marseille, Bordeaux et Le Havre

Pour en savoir plus :


Consulter le site web : www.cfc-croisieres.fr

(Photos : CFC et Martine Delaloye).



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