Lumières d’hiver en Finistère

le 30/01/2023

La lumière vous manque en hiver ? Cap sur le Finistère. Un lever de soleil exceptionnel au phare Saint-Mathieu, l’île Vierge dans la clarté d’un après-midi, l’île de Batz sous les lueurs rasantes d’une matinée ensoleillée, le vieux port de Roscoff rayonnant. Découverte…



Il n’y a pas qu’en été que le Finistère dévoile ses pépites. Bien au contraire, les vieilles pierres, les sites naturels exceptionnels, les phares, les villages, les villes et les îles, mis en lumière à cette période de l’année où tout baigne dans la quiétude, revêtent un charme inattendu. D’autant que cinq itinéraires proposent de découvrir cette région enluminée à pied, à vélo ou en voiture.



Plein soleil sur Brest, métropole maritime, bretonne et dynamique...


En cette fin de matinée hivernale, la lumière ne manque pas sur l’une des plus grandes rades du monde. Le soleil surplombe la mer, le château et son port, les quais, s’élève jusqu’au téléphérique et franchit l’arsenal et les ateliers des capucins. Commencer un périple finistérien à Brest, c’est s’offrir une escale entre ville et mer, une étape dans un lieu de culture dynamique, un concentré d’histoire passionnant.



A n’en pas douter, Brest doit beaucoup à Richelieu qui en a fait un des plus importants ports militaires de France. Les romains avaient déjà repéré cette magnifique rade, ce goulet étroit, imprenable, qui offrait une défense imparable mais à contrario rendait impossible le déploiement d’une flotte maritime. Bien que détruite en grande partie lors des bombardements de 1944, la ville a su se réinventer. Il n’y a qu’à voir l’impressionnant pont de l’Iroise, offrant une vue magnifique les 180 km2 la rade. L’ancien pont Albert Louppe est maintenant consacré aux vélos et piétons. La ville universitaire affiche un beau dynamisme. On la parcourt à pied, à vélo, en bus, en tram et en téléphérique.


Balade brestoise...


Flanner dans le port de commerce, tout au long du quai Commandant-Malbert où sont amarrés La Recouvrance et l’Abeille-Flandres, l’un des plus puissants remorqueurs du monde et se diriger vers le château qui accueille le musée de la Marine. Ou prendre de la hauteur à bord du téléphérique qui enjambe la Penfeld jusqu’aux Ateliers des Capucins et découvrir les monumentaux ateliers industriels. Trois grandes nefs de 150 m de long qui abritaient dans les années 1840, fonderie, chaudronnerie, ateliers d’usinage, de montagne, d’ajustage, destinés à la fabrication et la réparation des navires de la Marine Nationale. Quelques machines ont été conservées rendant hommage à ce rude travail de construction navale et aux ouvriers qui y ont contribué, travaillant dans le bruit et le froid. Site web : www.brest-terres-oceanes.fr



Aujourd’hui, le plateau industriel, réaménagé et réhabilité, a été converti en un nouveau lieu de vie, animé par des restaurants et boutiques, où une médiathèque a pris place Au total, 10 000 m2 accueillant en accès libre, artistes, cinéphiles, lecteurs, skateurs, geeks et famille, un réservoir de culture et d’expression, redynamisant le quartier. Au centre, trône le Canot de l’Empereur, une luxueuse embarcation construite à la demande de l’empereur Napoléon Ier, qui a réintégré son ancrage brestois, après quelques pérégrinations au Musée de la Marine à Paris. On ne quitte pas Brest sans une visite à Oceanopolis, plus qu’un aquarium géant, un Centre National de Culture scientifique dédié à l’Océan. Site web : www.oceanopolis.com



Un lever de soleil rougeoyant à la Pointe Saint-Mathieu à Plougonvelin...


A cette heure matinale, la nuit disparaît peu à peu faisant place à un rai de lumière orangé magnifique frôlant les contours de l’abbaye du XIe siècle et le phare tout blanc qui s’élève telle une flèche sur le ciel bleuissant. De l’abbaye bénédictine du XIe siècle, confisquée à la révolution, puis pillée pierre par pierre, ne subsiste que la façade romane, les voûtes de pierre du chœur et les arcades de la nef créant un univers sacré, mystérieux, dont les murailles se colorent d’un rouge flamboyant. Pendant un millénaire, les moines ont entretenu un feu pour guider les marins et leur éviter les écueils. Pour ce service, ils percevaient en récompense, les « droits de bris », soit 10 % des biens échoués.



Quant au phare en granit, qui a remplacé l’ancienne tour de l’abbaye, il s’élève à 37 m de haut, fièrement planté sur son éperon rocheux. Pointant en mer d’Iroise où se mêlent les eaux de la Manche et de l’Atlantique, il remplit son rôle de sentinelle, depuis sa construction en 1835 et son électrification en 1932. Grâce à la lentille de Fresnel dont il est équipé qui amplifie la lumière d’une ampoule de 150 watts seulement, il projette un éclat blanc toutes les 15 secondes alertant les navires jusqu’à 24 miles de portée, soit 44 km. A savoir que chaque phare a son code lumineux.

Il englobe un panorama exceptionnel allant de la pointe du Raz, sur le rail d’Ouessant, ce boulevard de cargos où passent 130 navires par jour, soit 45 OOO par an, à la Chaussée des Pierres Noires jusqu’à l’Archipel de Molène, l’île chauve où ne pousse aucun arbre, l’île aussi qui ne change jamais d’heure. Plus au large on aperçoit la presqu’île de Crozon, le Cap de la Chèvre et le goulet de la rade de Brest… Et aussi, presque à ses pieds, le village de pêcheurs du Conquet et la presqu’île de Kermorvan. Mais pour mériter cette vue magnifique, il vous faudra grimper les 163 marches, un effort largement récompensé, surtout en compagnie de Léa ou de Loïc dont la verve éblouissante vous contera l’histoire de ce lieu qui a vécu bien des tempêtes.



Il vous expliquera la différence entre « paradis », un phare construit sur la côte, non loin d’un village, qui permettait au gardien de continuer à vivre en famille, « le purgatoire », un phare sur une île, plus ou moins éloigné du continent, d’où il y a tout de même moyen de se rendre sur terre, et « l’enfer », un phare en pleine mer, pas toujours sur une île, où le gardien est isolé pendant plusieurs semaines. D’ailleurs, la tradition voulait que l’on envoie les jeunes gardiens en enfer ! Vous apprendrez que le mot « plouc » désignait ces bretons qui ne parlaient pas français. Ceux-là même qui « baragouinaient », qui pendant la première guerre mondiale, demandaient du pain « bara » et du vin « gwin ». En somme, ils demandaient à manger ! Il terminera cette visite par un poème de Michelet, des paroles venues du 19e siècle, « Rien de sinistre et formidable comme cette côte de Brest, c’est la limite extrême, la pointe, la proue de l’ancien monde, là les deux ennemis sont en face, la terre et la mer, l’homme et la nature… ».

Le Finistère ne compte pas moins de 15 phares, 8 en mer et 7 à terre, à découvrir en suivant la Route des Phares. Site web : www.brest-terres-oceanes.fr



Le Conquet, un village de pêcheurs authentique...


A proximité, le village du Conquet, garde le charme d’un village au glorieux passé maritime, aux belles maisons solides serpentant le long de ces ruelles étroites où d’attrayants commerces, crêperies, restaurants et hôtels ont pignon sur rue. La Vinotière, est l’un de ces hôtels qui ont le charme d’une maison de famille, dont on apprécie aussi le salon de thé où boire un « gimber » chaud, un jus de pomme et gingembre, enfoui dans un fauteuil face à la cheminée ou faire un peu de shopping, en face, à la boutique de décorations aux objets bien choisis par Joëlle Tromeur, la charmante propriétaire. Ce village de pêcheurs est aujourd’hui lun des principaux ports du Finistère, où, les caseyeurs et fileyeurs, reviennent chargés de lottes, lieux jaunes, ailes de raie, tourteaux, araignées et homards, selon la saison.



Des phares : Kermorvan, Trézien, du Four…


Au matin, alors que le ciel dévoile son bleu laiteux, le phare de Kermorvan, ce phare de terre planté à l’extrémité de la presqu’île, massif, carré, solide, enserré dans les murs d’un fort du XIXe siècle, tient la vue du haut de ses 77 marches. Et pourquoi pas, pousser jusqu’au phare de Trézien qui se dresse en pleine terre, à 500 m du rivage. Du haut de ses 37 m, il envoie ses signaux jusqu’à 32 km. Et 182 marches plus tard, il invite les visiteurs à pointer le regard sur les phares de Saint-Mathieu et le phare du Four, jusqu’à la pointe de Corsen, la pointe la plus occidentale, où les couchers de soleil sont incroyables et qui abrite le centre régional de sauvetage maritime, le Cross Corsen qui a pour mission la surveillance du rail d’Ouessant. Et là, à ce bout du bout, vient une pensée pour l’Amérique, cette lointaine voisine…



Avant d’embarquer pour le phare de l’Île Vierge, longeons la côte, doucement, sous une lumière légèrement ombrée par des nuages cotonneux jusqu’au village de Plouguerneau et la plage de Kervenni pour une halte à la crêperie La Route des Phares.



La Pesket, crêpe au blé noir, est garnie de lieu jaune de ligne fumé, péché par le bateau de la maison, le « Labous Mor » et d’œuf battu à la crème et tartare d’algues, accompagnée de cidre artisanal, cela va de soi. Ici certaines crêpes ne font pas dans la modestie et prennent des proportions pour amateur gargantuesque.


La star des phares, le phare de l’île Vierge, un géant de 82,5 mètres


Aujourd’hui, pas un frémissement ne vient troubler la tranquillité de la mer. Il faut prévoir un peu plus d’un quart d’heure, à bord d’une navette des « Vedettes des Abers, pour aborder ce géant de granit, le plus haut phare du monde en pierres de taille. Aux portes de la mer Celtique, c’est le gardien des navires venant du large, grâce à son faisceau lumineux visible jusqu’à 50 km par temps clair. L’extérieur, rugueux, compacte, imprenable comme une tour de défense, ne prête pas à imaginer un intérieur tout de bleu azur, celui des milliers de plaques d’opaline qui le tapissent.



Vu du bas, les vrilles de l’escalier hélicoïdal n’en finissent pas de grimper et peuvent rebuter les plus courageux. 383 marches tout de même pour atteindre le chemin de ronde et une vue imprenable sur les abers. Sous cet angle, l’horizon louvoie jusqu’à l’île d’Ouessant et le regard se perd dans les nuances de bleus du ciel et de la mer, écorchée par des ilots rocheux. A ses pieds, l’ancien phare, une tour carrée de 33 m de hauteur qui a œuvré jusqu’en 1902.



Aujourd’hui, un éco-gîte a investi la maison des gardiens et accueille jusqu’à 9 personnes et un bébé, à louer pour une ou deux nuits. Un lieu unique pour une expérience d’exception. Une règle toutefois, l’île Vierge est une réserve naturelle, on respecte les goélands qui viennent y nicher d’avril à juillet en restant à bonne distance ! Site web : www.abers-tourisme.com



La prochaine étape, le village de Meneham, dans le pays Pagan...


On est sur la côte des légendes où le paysage entre mer et roches aux formes étranges prête à toutes les fantasmagories… Alors que le crépuscule se répand tranquillement sur le site de Meneham, « le hameau sur le mont » revêt un aspect des plus mystérieux. La lumière disparaît peu à peu et crée des ombres sur ces gros blocs granitiques au dos arrondi où se blottit une petite maison, un ancien corps de garde, commande de Vauban, destinée à prévenir des incursions anglaises.

Vers le milieu du XVIIIe siècle, le village accueillait une population active, vivant entre terre et mer, travaillant le goémon utilisé comme combustible, nourriture animale et surtout pour la production d’iode et de soude et les pêcheurs et douaniers qui veillaient sur le chemin bordant la côte, lieu de tous brigandages. Aujourd’hui, les anciennes fermes abandonnées depuis 1990 servent d’ateliers à des artistes et artisans. C’est aussi un lieu culturel organisant visites guidées, spectacles de danse, théâtre, musique… Il y a même un gîte d’étape ou passer la nuit et un bistrot où se restaurer.



Tout au nord, par une belle matinée, jetons l’ancre à Roscoff, où le soleil découpe de ses faisceaux la ville corsaire...


Sur une presqu’île dans la baie de Morlaix, la petite cité ne manque ni de caractère ni de charme. On se souvient qu’au XVIIe siècle, il était plus rentable d’être corsaires au service de l’état qu’honnêtes commerçants ! Aujourd’hui, les belles maisons d’armateurs construites entre le XVe et le XVIIe siècle, remarquables par leurs fenêtres à meneaux et leurs gargouilles en façades subliment les rues.



Cap sur le vieux port, alors que la lumière du soleil levant rosit le quai et les bateaux de pêche. Notre destination, l’île de Batz, juste en face. Pour rejoindre l’embarcadère, il faut marcher tout le long de l’estacade, cette avancée bétonnée de 527 m construite en 1969, qualifiée d’insubmersible quelle que soit l’intensité de la marée, mais pas à l’abri des vents froids qui nous poussent sur le côté. Il est conseillé de bien se tenir à la rampe centrale et de bien se couvrir ! Site web : www.roscoff-tourisme.fr


L’île de Batz, le bleu du ciel et de la mer, le gris des rochers granitiques et des maisons, le vert des potagers



A ce moment de l’année, l’île reprend son souffle avant la saison touristique et il fait bon flâner tranquillement depuis le port, longer la côte le long des rues bordées de jolies maisons basses aux volets bleus jusqu’à la plage, puis jusqu’aux jardins potagers. Pommes de terre labellisées, choux-fleurs, mais aussi fenouils, carottes, tomates, radis, salades… tout pousse sur cette terre enrichie au goémon, même des plantes exotiques, palmiers et autres cactus. D’ailleurs, le jardin Georges Delaselle, jardin tropicale, actuellement fermé, fait partie des sites remarquables à visiter. Autre curiosité, le trou du serpent, lieu de légende, où les vagues se brisent sur ce rocher, produisant un bruit des plus étranges ou encore la maison du corsaire entièrement édifiée en pierres, sans charpente. De nombreuses navettes assurent la traversée avec le continent en 15 mn.



Jeux de lumière à Morlaix, la cité du viaduc


Il faut dire que l’on ne voit que lui, enjambant une partie de la ville. Ce double pont ferroviaire construit au 19e siècle a pour mission de relier Brest à Paris. Le 1er niveau est accessible à pied. En cette fin d’après-midi, la lumière s’infiltre entre ses arcades et effleure le clocher de l’église Sainte-Mélanie. Alors que la pénombre envahit petit à petit le centre, les vitrines éclairées des boutiques apportent leurs nuances chaudes aux rues pavées, bordées de belles maisons solides. Grimper à flanc de colline, en empruntant les venelles pentues et les volées d’escaliers de pierre demande un peu d’entrain tout de même.



Direction le 9 Grand’rue au cœur de la cité médiévale, jusqu’à cette fabuleuse maison à Pondalez, typique de ces maisons du XVIe siècle, habitées par les nobles de la région. Un trésor du patrimoine local, un témoin d’une époque où la richesse de la ville provenait de la vente des toiles de lin. Colombages et encorbellements surplombent la ruelle. Au cœur de la maison, un remarquable escalier à visse en chêne évoluant autour d’un tronc sculpté, en une seule pièce. . Si la commerce du lin et du chanvre a connu un déclin, aujourd’hui des plantations de lin se développent dans la région des Monts d’Arrée. La Maison Pénanault, remarquable manoir de la fin du XVIe siècle, totalement rénovée abrite l’office de tourisme et aussi le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine.



La Manu, tout morlaisien connaît ce diminutif donné à l’ancienne manufacture des tabacs, bâtie en 1740 à l’initiative de Louis XV. Au plus fort de son activité vers 1880, 1800 personnes y travaillaient. L’ensemble des bâtiments du XVIIIe siècle sont classés monuments historiques. Aujourd’hui, le SEW, a investi une partie des lieux ouverts au public, abritant La Salamandre et ses 3 salles de cinéma à la décoration remarquable, des coques de navire inversées, tapissées de rouge, de vert, de bleu, une salle de spectacle, un bar accueillant. Prochainement, un centre des cultures scientifique, technique et industrielle ouvrira, destiné à valoriser l’histoire de la Manufacture, sa mémoire ouvrière, et promouvoir la culture scientifique. Un atelier est prévu pour les enfants. Site web : www.baiedemorlaix.bzh/fr

A faire aussi :


Randonner sur le GR34 qui fait le tour de la Bretagne sur plus de 1800 km, suivant le chemin des douaniers, un sentier longeant la côte, destiné à lutter contre la contrebande.

Notre carnet d’adresses :


Hostellerie de la Pointe Saint-Mathieu & Spa**** à Plougonvelin, une histoire de famille



Merveilleusement située à l’extrême pointe de la Bretagne, au pied du phare de la Pointe Saint-Mathieu et de l’abbaye, cet hôtel Spa **** est une invitation au bien-être et à l’évasion. Dans ce lieu magique, le soleil se joue des contours des ruines et enflamme la côte. En 1954, Francine et Emile Corre font l’acquisition d’une maison de caractère du XIVe siècle convertie en restaurant-tabac-épicerie, où fruits de mer, rôti de dinde et crêpes savoureuses réjouissent les papilles.

Aujourd’hui, c’est la troisième génération qui est aux commandes. L’établissement affiche un luxe de bon aloi. Les chambres pourraient être des plus confortables, s’il n’y avait pas un manque de chauffage dans certaines, au bout du bout d’un couloir où apparemment le chauffage ne parvient pas ! Dommage, que l’on ne vous propose qu’un chauffage d’appoint, indigne d’un quatre étoiles… Site web : www.pointe-saint-mathieu.com



Vous pouvez toujours trouver du réconfort au restaurant gastronomique bénéficiant d’une étoile au Michelin, où Nolwenn Corre, première cheffe étoilée du Finistère, officie après avoir fait ses classes auprès de Yannick Alleno au Meurice et Christian Squer au Pavillon Ledoyen, et Jean-luc L’Hourre, Meilleur Ouvrier de France au Marinca en Corse. Les plus beaux produits de la mer y sont revisités, l’ormeau des abers, la coquille Saint-Jacques de plongée ou encore les coquillages. Site web : www.pointe-saint-mathieu.com

Hôtel La Vinotière au Conquet



Ce petit hôtel*** & Spa de 5 chambres et 2 appartements, à l’atmosphère chaleureuse a le charme d’une ancienne maison bretonne du XVIe siècle, entièrement rénovée et mise au goût du jour, en respectant vieilles pierres et bois et son environnement maritime. Joëlle Tromeur a tenu à donner à chaque chambre, le nom d’une balise. Le spa dans son coffrage minéral invite à la détente, à prolonger dans le salon de thé, en dégustant les produits locaux, tels les thés d’un producteur breton bio, bien confortablement lové dans un fauteuil face à la cheminée. Il suffit de traverser la rue pour rejoindre la boutique de décoration Lilette, également, le nom d’une balise, ce qui lui a valu de la part d’un pêcheur une appréciation bien locale « Ben ça au moins, ça a du sens ! ». On y trouve des produits locaux et de jolis objets savamment choisis par Joëlle. Sites web : www.lavinotiere.fr et www.lilette.fr

Restaurant Nicolas Carro à Carantec * au Michelin


Il ne peut être mieux situé ce restaurant. Pile face à la baie de Morlaix qu’il domine de sa terrasse, il s’ouvre sur un panorama de rêve comme une mise en bouche aux délices concoctées par Nicolas Carro. Ce jeune chef qui a fréquenté des maisons prestigieuses s’est vu attribué une étoile au Michelin et trois toques au Gault&Millau, quatre mois seulement après son installation. Son crédo les produits locaux de préférence et de saison, une cuisine aux accents finistériens iodés. La betterave du jardin est sublimée par un jaune d’œuf confit et le poulpe de la baie. Le topinambour s’associe aux coquillages de la baie de Roscoff, magnifié par un fumet torréfié au houblon de Guillaume Salaun.

Pour finir en apothéose avec une variation de l’Orgé de Yoann Gouéry, un spécialiste des graines gourmandes. On salue les prix très maitrisés, une gestion attentive des déchets alimentaires, une démarche de recyclage mais on déplore un service manquant de délicatesse et de tact, pas à la mesure d’une table étoilée. Site web : www.hotel-carentec.fr


L’hôtel de la mer à Brignogan, un hôtel les pieds dans l’eau


Sur la côte des Légendes, cet hôtel éco-responsable, embrasse la mer de plein fouet. Si vous voulez être bercé par les vagues déferlantes et faire provision d’iode, vous êtes au bon endroit. Les chambres avec vue sont vastes, bien équipées et confortables. A l’espace bien-être, les produits Thalion, à base des algues récoltées en mer d’Iroise, apportent relaxation et le sauna est à disposition. Prolongez le plaisir au restaurant Le Pontusval, du nom du phare voisin, où les algues sont aussi mises à l’honneur. La cuisine est locavore et utilise des produits d’une grande fraîcheur. On peut y apprécier, l’œuf parfait, espuma tomme aux algues et fondue d’endives ou encore les noix de Saint-Jacques aux poireaux, salsifis rôtis, à la sauce hollandaise. Site web : www.hoteldelamer.bzh

Bistrot par Guillaume Pape à Brest


Le Café du Port, vient d’ouvrir fin 2022, quai de la Douane sous la houlette du chef étoilé Guillaume Pape dont c’est le deuxième restaurant après l’Embrun, et d’Anthony Le gouil, son ancien sommelier et ami. Une cuisine de bistrot simple, élaborée par Guillaume Pape et exécutée par Adrien Connan, où les produits locaux de première fraîcheur sont mis à l’honneur. Une carte courte de 3 entrées, 4 plats et 3 desserts, qui s’adapte à la pêche du jour ou aux derniers approvisionnements. Fidèle sa vocation de sommelier, Anthony Le Gouil propose des vins inédits et très appréciés. Le bistrot vibre d’une convivialité bien sympathique.

Y aller :


TGV Inoui Paris Montparnasse-Brest. Site web : www.sncf-connect.com


Pour en savoir plus :


Consulter le site web : www.toutcommenceenfinistere.com


(Photos : Martine Delaloye).

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