Cap sur les îles grecques à bord de l’Olympia

le 28/05/2019

L’Olympia invite à une croisière inoubliable au cœur de la Mer Egée, entre îles paradisiaques, petits ports pittoresques, cités antiques, villes mythiques et slow life. Découverte…




Par Martine Delaloye

L’Olympia, paquebot de la compagnie Celeystial Cruises propose une découverte des plus belles destinations de la Méditerranée, un voyage entre terre et mer. La flotte compte aujourd’hui deux bateaux, le Celestyal Olympia (724 cabines) et le Celestyal Crystal plus petit (480 cabines). La compagnie annonce l’arrivée prochaine de deux nouveaux bateaux en 2020 et 2021 et prévoit d’aborder en 2020 Alexandrie en Egypte, Ashdod en Israël et Istanbul en Turquie.


L’Olympia, un bateau à taille humaine pour une croisière intimiste...


Le bateau tout de blanc paré arbore les symboles mythiques des îles grecques. Les ailes des légendaires moulins et la spirale des chapiteaux ioniques des cités antiques. De son passé dans les Caraïbes lorsqu’il portait le nom de « Song of America » dans les années 1980,et qu’il était conçu pour naviguer pour naviguer sous les tropiques, il a gardé son « mood » caribéen. Les vastes espaces s’ouvrant largement sur l’extérieur en sont ses principaux atouts.
Le Pont extérieur totalement dédié au bien-être offre aux passagers une aire de farniente exceptionnelle avec deux piscines de taille moyenne bordées de transats, des bars et restaurants où profiter des nourritures terrestres. Sur le pont le plus haut, le salon Horizons & Bar coiffe le navire de son vaste espace vitré avec vue phénoménale à 360° sur l’horizon.



La taille des cabines extérieures ou intérieures est modeste. D’une surface d’environ 12 m2, elles offrent un confort simple mais rationnel, idéale pour des croisières de courtes durées. La vie à bord se passe en grande partie à l’extérieur pour profiter au mieux de ce que la Mer Egée à offrir lors d’une croisière de 3 à 8 jours. Pour autant, entre bars, grande salle de spectacle, casino, spa, salle de sport, bibliothèque, kid’s club et boutiques, le passager a de quoi passer du bon temps, sans compter les bons moments au restaurant Aegean, ou aux différents buffets sur les ponts extérieurs où le choix, la qualité et la fraîcheur ne font pas défaut. Le tout compris est un des atouts majeurs et comprend les boissons alcoolisées ou non, les excursions avec guides locaux francophones (2 ou 3 selon la durée), les pourboires au personnel de bord.


Des escales féériques, l’atout majeur de la croisière...


Athènes, Mykonos, Kusadasi, Patmos, Rhodes, Heraklion, Santorin… Petits ports pittoresques îles blanches gansées de turquoise, d’églises aux dômes bleus, ruines antiques chargées d’histoire, poissons frais grillés sur la plage et soirées qui n’en finissent pas, sont à découvrir lors d’une croisière de 3 J en Mer Egée avec escale en Turquie pour admirer la cité d’Ephèse. Ou lors d’une croisière de 8 j offrant une soirée sur l’inoubliable île de Santorin et une journée entière à Rhodes.


Mykonos, un bijou sur la Mer Egée...


La croisière part du Port du Pirée, le plus grand port maritime de Grèce, à quelques encablures d’Athènes. Le charme de Mykonos n’est plus à vanter. Les célébrités, artistes et mondains du monde entier s’y donnent rendez-vous. La vie nocturne y est légendaire et mérite de s’y attarder. Le prix du m2 de l’immobilier atteint des sommets, pour autant l’île a conservé son charme authentique, ses ruelles pavées, soigneusement soulignées de blanc, ses maisons basses aux volets bleus ou rouges, ses magnifiques plages de sable blanc, son petit port pittoresque et ses célèbres moulins, instagrammables à souhait. S’ils ont perdu leur fonction première, ils sont toujours les indispensables gardiens de Mykonos, le rappel d’un temps où ils faisaient vivre les habitants. Aujourd’hui, les boutiques luxueuses ont envahi les rues. Mais la Petite Venise, telle qu’on la nomme, riche de ses édifices - pas moins de 5 églises catholiques, 350 chapelles et églises orthodoxes a encore de belles cartes en main, surtout hors saison.



Kusadasi, une escale en Turquie...


A une petite vingtaine de kilomètres de la ville de Kusadasi, la ville des oiseaux, la belle Ephèse attend le visiteur du haut de ses 5000 ans d’histoire. Ephèse, du nom de l’une des reines des amazones, des reines guerrières, est l’un des berceaux de l’humanité.



Le site archéologique est à couper le souffle de beauté. On passe la Porte d’Hercule puis on descend la voie des Courettes ornée de piliers monumentaux, pavée de grandes dalles de marbre romain gris quasi- intactes jusqu’au temple d’Hadrien de style corinthien, reconnaissable par sa tête de méduse. Puis apparaît le temple d’Artémis, l’une des sept merveilles du monde. On admire au passage la Bibliothèque de Celsius, construite en 117, le Grand Théâtre antique de la ville, datant du 3ème siècle, à l’acoustique parfaite.



L’Agora, vaste place commerçante a conservé ses anciens bains romains du 1er siècle. Un peu à l’écart au sud, l’Odéon romain construit en l’an 150, pouvait contenir jusqu’à 1 500 personnes. C’était le lieu de réunions des deux assemblées de la ville, la Boulée, composée des 300 représentants de la cité.  A la sortie du site, un petit bazar propose ses souvenirs dont il vaut mieux discuter les prix.

Au retour à Kusadasi, c’est un véritable paradis de la copie de luxe qui attend le visiteur. Là aussi, mieux vaut négocier. Un conseil, à bord, il est préférable de couper les données cellulaires des appareils électroniques car on navigue alors hors zone européenne.



Patmos, une île classée Monument historique depuis 1946...


Cette île faisant partie de Dodécanèse, dans la mer Egée, a été proclamée l’île sacrée en 1981 par le Parlement grec. Elle est connue des chrétiens pour être le lieu où l’Apôtre Saint-Jean-le-Théologue, exilé par l’empereur romain Domitien,  aurait eu des visions et aurait rédigé l’Apocalypse. Visiter la grotte de l’Apocalypse constitue un exercice réservé aux plus valides tant les escaliers sont difficiles à pratiquer, surtout lors des grosses chaleurs.

Le lieu est petit, soigneusement entretenu et gardé. Une icône au fond de la grotte illustre cette vision, des empreintes au mur sont attribuées à l’évangéliste, une triple fissure dans la voûte symboliserait la présence de Dieu… Par ailleurs, l’île compte 360 chapelles, ermitages et églises qui ne manquent pas d’intérêt. Pour les non croyants, se promener dans le dédale de la ville médiévale de Chora, dont le centre historique a été classé au Patrimoine de l’humanité par l’Unesco est un bonheur. Les jolies rues tortueuses sont bordées de petits commerces de la vie courante joyeusement animées par la population locale. De petites échoppes d’artisanat invitent à quelques emplettes.

De la ville haute dominée par l’Acropole reconvertie en monastère, on a une vue sur l’île de Samos, où est né Pythagore, une des plus belles îles de Grèce recouverte de forêts verdoyantes. On aperçoit aussi l’île d’Ikaria, l’île des centenaires, dont on dit qu’ils mangent beaucoup d’antioxydants, comme des baies sauvages, et vivent en bonne communauté ! Ceci expliquerait cela.



Rhodes, la ville la plus visitée du Dodécanèse, entre cités balnéaires et sites historiques...


La ville de Rhodes invite à une plongée au cœur de l’époque des croisades. Entourée de ses hauts remparts, la cité médiévale édifiée par les Chevaliers de l’ordre de Saint-Jean semble avoir conservé son aspect moyenâgeux. Les ruelles pavées piétonnières s’infiltrent entre les maisons jusqu’aux églises de la Sainte Trinité ou Sainte Catherine et la Tour de l’Horloge. Les épaisses portes de la muraille s’ouvrent telles des lucarnes sur la mer. Le flot des touristes qui prend d’assaut les innombrables boutiques de la rue Hermès et de la rue Socrate, et leur lot de souvenirs et d’artisanat grec, souvent hors de prix ramène à la réalité de notre époque.



Ne cherchez pas le Colosse de Rhodes. Construit vers 292 avant notre ère, la phénoménale statue d’Helios, dieu du Soleil, a été complètement détruit lors d’un séisme. Aujourd’hui, il ne reste aucune trace de la sixième des sept Merveilles du Monde. Déambulez plutôt jusqu’au Palais des Grands Maîtres. Ce bel édifice du XIVe siècle, abrite un remarquable musée archéologique.

Rhodes a encore plus à offrir. Les stations balnéaires ne manquent où s’adonner aux sports nautiques ou aux soirées animées. Toutefois, il suffit de s’éloigner des centres touristiques pour découvrir une île plus rurale avec ses plantations d’oliviers, d’orangers et citronniers, ses cultures de légumes ou encore ses élevages de chèvres. Plus sauvage aussi avec ses roches aux percées troglodytes. En avril les mimosas qui teintent de jaune les paysages et parfument l’île sont un pur bonheur.

On découvre alors des villages typiques, tel Lindos, village blanc éblouissant au pied de son acropole et ses maisons de capitaine conçues autour d’une pièce principale où les propriétaires exposaient leurs richesses de voyage. La plus grande île du Dodécanèse, est l’une des plus visitées de l’archipel, surtout pendant la période estivale. Il est donc conseillé de privilégier une visite hors-saison.



Heraklion, la capitale crétoise diverse et historique...


L’animation débordante de la ville étonne le visiteur dès l’arrivée. La circulation est intense dans les avenues bordées de palmiers. Il n’y a pas véritablement de quartier historique et on a un peu du mal à retrouver les traces de l’ancien port vénitien. Pourtant l’histoire d’Heraklion remonte à une civilisation très ancienne, celle des Minoens, mise à jour seulement au XXe siècle par l’archéologue anglais Sir Arthur John Evans.



Dans son écrin de collines recouvertes de pins parasols, le Palais de Knossos invite à découvrir une des plus anciennes civilisations d’Europe. Le site est immense, la restauration laisse parfois à désirer, un peu trop bétonnée, mais la visite est intéressante. On y voit les appartements attribués au roi Minos, ceux de la reine avec salle de bain et baignoire, la salle du trône, des fresques remarquables. Mieux vaut arriver sur place tôt le matin et faire la visite avec un guide qui vous permettra aussi de progresser plus rapidement à travers les groupes de touristes. Ou compléter la visite avec le Musée archéologique.



Un des quartiers les plus charmants de la ville entoure la Fontaine Morosini, bordée de terrasses ombragées, d’où partent de petites rues commerçantes animées, le marché musulman et ses épices, ou encore une petite artère de boutiques chics. C’est le lieu de rassemblement de toute la jeunesse universitaire de la ville. L’Olympia n’a pas trouvé meilleur amarrage que le port longeant la forteresse de Koules.



Santorin, l’inoubliable et ultime escale...



La croisière se termine en apothéose à Santorin, l’île volcanique des Cyclades. L’arrivée par bateau est spectaculaire. La falaise noire saupoudrée de blanc se dresse sur une hauteur de 200 à 300 m, face au bleu profond de la mer. L’île semble avoir été coupée à la verticale, livrant les différents states de sa géologie. Victime de terribles éruptions volcaniques lors des dix siècles derniers, elle amène certains à penser qu’elle serait à l’origine la mythique Atlantide. Aujourd’hui, son aspect de croissant de lune enserre une des plus vastes caldeiras du monde. Un téléphérique a remplacé la difficile montée à dos d’âne jusqu’à Fira la capitale, la ville blanche accrochée à la falaise dominant un panorama inouï. Entre petites criques, plage et vignes s’agrippant au sol volcanique noir, Santorin offre au visiteur un grand moment d’admiration.



Il faut traverser l’île jusqu’à Oia, un petit bijou architectural, véritable kaléidoscope invraisemblable de maisons avec terrasse et vue imprenable sur la Caldera. Le spectacle serait éblouissant s’il ne fallait pas jouer des coudes pour progresser à travers un lacis de ruelles envahi de touristes du monde entier, de boutiques et de restaurants ultra chics. Pourtant, on ne résiste pas au charme de cette petite ville d’où l’on a les plus belles vues de Santorin, sur ses églises immaculées aux dômes d’un bleu azuréen avec en toile de fond la Mer Egée scintillant au loin.
Au coucher du soleil, on est pris d’un frisson devant toute cette beauté !

Athènes, une Capitale attachante...


La croisière prend fin à Athènes, une ville qui mérite mieux que la visite de l’Acropole ou du quartier touristique de Plaka. Il fait bon se balader dans les petits quartiers animés, profiter des longues soirées d’été, s’attarder aux terrasses des cafés, ou encore goûter à la restauration de la région. L’animation est intense autour des Halles, aux puces de Monastiraki au pied de la mosquée. Quant à la vie nocturne, elle bat son plein dans les quartiers très hypes de Psiri et Gazi. Mais pour profiter au maximum de la cité blanche entre mer et montagne, il faut prendre de la hauteur sur la Colline du Lycabette où le point de vue est saisissant

Pour en savoir plus :


Consulter le site web de Celestyal Cruises : www.celestyalcruises.com/fr

(Photos : Martine Delaloye et Celestyal Cruises).



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