De Berlin à Prague à bord de l’Elbe Princesse II

le 25/04/2018

Amarré sur la rive du lac de Tegel, à quelques encablures de Berlin, le bateau à deux aubes attend ses premiers passagers pour une croisière inaugurale sur l’Elbe et la Moldau. De Berlin, symbolique et cosmopolite à Prague, historique et romantique, un périple d’une dizaine d’escales riches en découvertes. Découverte…



Par Martine Delaloye

L’Elbe Princesse II, une technologie de pointe et un design contemporain…


Le dernier né de l’armada de CroisiEurope, le croisiériste strasbourgeois, qui parcourt fleuves et canaux, de l’Europe jusqu’aux confins de l’Afrique Australe et de l’Asie depuis 1976, a été inauguré le 3 avril 2018. Baptisé Elbe Princesse II, le 51ème bateau de cette flotte de prestige bénéficie de toutes les améliorations qu’apporte l’expérience.

Un bateau à fond plat avec un faible tirant d’eau (0,80m) et deux roues à aube, plutôt qu’une pour faciliter la navigation sur l’Elbe, un fleuve sauvage, imprévisible qui peut être très bas, moins d’un mètre, puis soudainement se charger d’eau. A la pointe de la technologie, ces roues à aube d’un diamètre de 4,60 m constituent une exclusivité CroisiEurope, permettant la navigation sur l’Elbe et aussi la Loire


Elégance, raffinement...


Sur le quai, il arbore son profilé élégant, flambant neuf, ses vastes baies vitrées et son pont solarium sur pus de 100 m de long. Au programme de la croisière, 640 km de navigation, à la vitesse de 10 à 15 km/h avalant et 6 à 10 km /h montant et 17 écluses à passer qui suscitent toujours beaucoup l’intérêt des passagers.



Une invitation à un voyage hors du temps, tout en douceur et confort dans un univers léché, très contemporain. Une déco intérieure, sans failles. Priorité est donnée à la lumière qui inonde les espaces d’accueil, le salon et le restaurant, et aux couleurs très hypes, du vert émeraude au vert anis.



Les canapés du salon jouent sur du velours, les tables sur la géométrie variable. Les lampes ont le patiné cuivré qui convient. Du grisé, du beige tendre, du bois, de l’acier, du verre, des lumières discrètement scintillantes comme un ciel étoilé, l’ambiance est harmonieuse, apaisante, conviviale.


Les cabines, un havre de paix…



Les codes de couleurs et le design se retrouvent dans les cabines, spacieuses, accueillantes où l’envie de s’attarder en regardant le paysage défiler ne manque pas. Très bien pensé, l’espace est rentabilisé au maximum. Deux lits dont on apprécie tout particulièrement la qualité de la literie, situés face aux larges baies vitrées et au téléviseur astucieusement escamoté dans le plafond. De grands placards, une tête de lit où ranger livres et objets personnels, un long bureau équipé de prises, où travailler devant son ordinateur et même deux prises USB pour délester les autres prises. Et bien sûr, le must, le wifi à bord sur tout le bateau.

Pas besoin de se contorsionner dans tous les sens, les salles d’eau avec grande douche et large pommeau pour un arrosage façon « belle plante », toutes blanches et fonctionnelles sont impeccables. Pas besoin non plus de chercher partout le séchoir, il est intégré dans le meuble de rangement. Au total, 45 cabines réparties sur deux ponts, pouvant accueillir au maximum 90 passagers et 31membres d’équipage. Un plus pour les cabines du pont supérieur dont les fenêtres s’ouvrent largement sur le paysage. Un havre de paix bien pensé et bien insonorisé. Les portes se ferment tout en douceur pour le confort de chacun.



Tous sur le pont…


Le Pont Soleil, c’est le point de rendez-vous avec le soleil bien sûr, avec la zenitude sur les transats, mais aussi avec les autres passagers dont certains sont venus de leurs contrées lointaines, Belgique, Suisse, Angleterre et même le Québec ou encore les Etats-Unis. Mais pas de problème pour les Français, leur langue est pratiquée par tout l’équipage qui met un point d’honneur à se faire comprendre, avec plus ou moins de bonheur certes !

Sur ces hauteurs, dominant le paysage qui défile lentement, la vue panoramique ne laisse rien passer des églises à clocher pointu, des villages proprets, des pêcheurs passionnés, des pique-niques en famille. Ici et là, on surprend un couple d’oies sauvages, parfois des oies des neiges, blanches et noires, des bergeronnettes des rivières, des faisans. Et aussi quelques milans (petits rapaces) ou hérons, surveillants généraux des rives.



A la proue, le nez au vent, chacun se prend pour le capitaine de vaisseau. Et au passage des écluses, tout le monde se retrouve sur le Pont pour surveiller la manœuvre. Chacun y va de ses commentaires sur ces formidables ouvrages d’art hydrauliques dont on peut admirer la diversité de techniques d’ouverture des portes. Porte à relevage, dite « à guillotine », porte pivotante ou « portes secteur » et autres constructions ingénieuses… Sur ce parcours, le spectacle ne manque pas d’intérêt puisqu’il y a 17 écluses à passer.


L’Equipage, une équipe de choc…


L’Equipage aussi neuf que le bateau mais qui ne manque pas d’expérience, se pare de costumes impeccables. Le Commandant, Martin Miklin, 4 barrettes dorées et une étoile est le grand manitou à bord. Responsable également de l’Elbe Princesse I, il affiche à 56 ans, 32 années de navigation, dont la plus grande partie dans la marine marchande.



On se fie à sa grande expérience de la navigation sur l’Elbe, et aussi à la technologie sophistiquée du bateau, dont il a supervisé la construction et l’équipement. Et, bien sûr aussi aux deux capitaines en second. Lors de la soirée du Commandant, il vous fera l’honneur de sa présence en grande tenue, avant de s’évader en blouson de cuir à la découverte de la ville escale.

Erika, Commissaire de Bord affiche sa stature et sa présence directoriale et gère la vie des passagers et du personnel ainsi que le bon ordre et le bon fonctionnement à bord. Et sur un tout nouveau bateau, ce n’est pas gagné ! On comprend vite qu’on lui doit l’efficacité du personnel, la bonne ambiance conviviale, bon enfant et joyeuse.

D’ailleurs, pour le divertissement, on peut compter sur la gentillesse et la bonne humeur de Michael qui, avec Aurélia, sont chargés de l’animation avec simplicité et bonne humeur. Tout un aréopage de jeunes filles souriantes, soigneusement maquillées et coiffées et de jeunes garçons affairés, assure le service aux tables, recouvertes d’impeccables nappes blanches où les serviettes ont demandé un savant pliage.


La Croisière s’amuse…


Si la vie à bord est soigneusement orchestrée, elle laisse à chacun tout le loisir de participer ou non, aux repas, aux soirées à bord, aux animations ou encore aux excursions qui permettent de découvrir les escales. Pour autant, tout est bien organisé. Le plan de la ville à visiter est à l’accueil. La gazette des nouvelles françaises, chaque jour au bar. Des guides assurent les visites culturelles avec brio, en français.



L’heure de l’apéritif, avant le déjeuner ou le dîner, est le moment où tout le monde se retrouve perché au bar ou confortablement installé dans les canapés du salon à palabrer sur les aventures de la journée et à apprécier le cocktail du jour. Des boissons incluses dans le forfait sont à volonté, d’autres sont payantes. Mais pas de souci, on ne meurt pas de soif à bord ! A tout moment de la journée, l’eau, le café, les jus de fruits, la bière et le vin sont servis à discrétion gratuitement. Après le dîner, quelques spectacles, folklore local, prestidigitation… pigmentent les soirées des passagers rescapés des excursions.



Mais le meilleur moment de la journée, ce sont les repas, toujours très appréciés. Et personne ne fait l’impasse. La gastronomie à bord est l’un des points forts de CroisiEurope ! Sur l’Elbe Princesse II, le Chef ne risque pas de passer inaperçu, comme il le dit lui-même, c’est le seul noir à bord. D’humeur toujours, joyeuse, Fredy originaire de la Guadeloupe, concocte une cuisine colorée, variée, équilibrée, savoureuse et toujours bien présentée qui réjouit les plus gourmets. Attention toutefois à la balance au retour !

De Berlin Capitale emblématique à Prague, la ville dorée en passant par Dresde entièrement reconstruite, aussi appelée la Florence de L’Elbe et Meissen connue pour sa porcelaine, de l’Allemagne à la République Tchèque, cette croisière feel good est un régal des yeux, une belle révision historique et un bon moment de convivialité.


Pratique :


Formalités : carte d’identité ou passeport.

Monnaie : l’Euro en Allemagne, la couronne tchèque en République Tchèque. 1 € = 25 CZK. Distributeurs partout.

Prises électriques : comme en France.

A prévoir : des pièces de 0,50 cts d’Euro pour les toilettes payantes partout en Allemagne, donc impeccablement propres ! De bonnes chaussures de marche pour les excursions.


Les tarifs :


A partir de 1 799 € en pension complète. Suppléments pont supérieur ou cabine individuelle, transferts aéroport.

- Forfait « toutes excursions » est prévu. A réserver de préférence avant le départ pour bénéficier d’un meilleur prix - Assurance assistance/rapatriement et taxes portuaires comprises - Vol de Paris, Bâle/Mulhouse : à partir de 70 € (voir condition)

Pour en savoir plus :

Consulter le site web : www.croisieurope.com

(Photos : Martine Delaloye et CroisiEurope).

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